Plus simple à pratiquer que le jeûne long, la version « intermittente » en séduit certains en quête d'une remise à zéro de l'organisme. L'objectif ? Reposer son système digestif, recharger ses batteries... Mode d'emploi.
Pour certains, le mois de septembre et la rentrée sont l'occasion de revoir des habitudes de vie et de réguler l'organisme après les excès de l'été. C'est dans ce contexte que quelques mangeurs s'essaient au jeûne intermittent. Si son utilité et ses bienfaitsrestent contestés au sein de la communauté scientifique, l'ascèse culinaire continue de séduire, avec sa version « intermittente » en particulier. « Cela fait partie de l'arsenal thérapeutique dumode de vie sain, au même titre que l'alimentation et l'activité physique », estime Sarah Merran (1), médecin généraliste spécialisée en médecine nutritionnelle et fonctionnelle. Son intérêt ? Mettre le système digestif au repos, avance la médecin, et « permettre à l'organisme de se recycler, lui réapprendre à déstocker, ce qu'il ne peut pas faire si on lui donne de la nourriture régulièrement ». Selon Sarah Merran, le jeûne intermittent permettrait même aux sportifs de haut niveau d'améliorer leurs performances.
Contrairement au jeûne classique, qui sous-entend au minimum trois jours consécutifs sans ingérer de nourriture solide, l'option intermittente consiste à ne rien manger durant une tranche horaire définie. Moins effrayant, moins contraignant. Il en existe plusieurs variantes : jeûner un jour sur deux, un jour par semaine, le « régime 5:2 » (cinq jours d'alimentation équilibrée et deux jours de restriction calorique), ou encore le jeûne « nocturne », soit seize heures sans s'alimenter. Cette dernière alternative est la plus accessible (entre le dîner et le petit déjeuner, nous jeûnons déjà en moyenne de huit à dix heures). Comment s'y prendre ? Mode d'emploi.